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Bernard Adrian's blog

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Table des matières

An 218

Nivôse

27 - Bloguer avec Org-mode, emacs et blorg

Une mise à jour devenait indispensable. Je voulais trouver une alternative à nanoblogger. Après quelques recherches, j'ai trouvé la solution blorg, basée sur org-mode, une extension de GNU Emacs. Il reste quelques réglages à faire, mais le principe me convient.

Bien sûr tous les articles écrits depuis 2006 restent disponibles ici.

27 Nivôse 218

28 - Org-mode, l'efficacité basée sur la simplicité

Imaginez un logiciel qui vous permet de noter vos rendez-vous, de noter les tâches que vous devez effectuer, de vous y retrouver chaque jour, et basé sur un simple fichier texte, donc modifiable de la façon la plus simple qui soit. Vous ne rêvez pas, ça existe, cette application s'appelle org-mode.

28 Nivôse 218

Pluviôse

1 - Les enfants sont enfin arrivés

C'est fait. Nos enfants sont à la maison. Beaucoup de choses sont nouvelles pour eux, à commencer par le climat. Mais l'essentiel est que notre famille est enfin réunie.

1er Pluviose 218

An 219

Brumaire

30 - cinquante ans

Cinquantième anniversaire. Gateau en famille à midi, petit repas en tête-à-tête le soir. Bonne journée.

30 Brumaire 219

Frimaire

6 - reprise du blog

Après discussion sur identi.ca, je me décide à reprendre ce blog. Il s'améliorera, ou pas, avec le temps. Je tenais à une solution simple, voire rustique, basée sur org-mode. Pour ce qui est de la rusticité, c'est déjà une réussite.

7 - Ce Parlement a-t-il encore une légitimité ?

Mai 2005 : le peuple français rejette le Traité Constitutionnel Européen.

Février 2008 : la majorité parlementaire (sénateurs et députés) se croit autorisée à désavouer le peuple français en ratifiant le Traité de Lisbonne qui reprend l'essentiel du TCE.

Octobre 2010 : la même majorité parlementaire se croit autorisée à repousser de deux ans l'âge de la retraite malgré une mobilisation massive et prolongée des salariés, à l'appel d'une intersyndicale unanime, et des sondages qui montrent que la grande majorité des électeurs rejettent cette réforme. Pendant sa campagne de 2007, l'actuel Président de la République s'était engagé devant le peuple français à ne pas reculer l'âge de la retraite.

Question : cette majorité parlementaire a-t-elle encore une légitimité ? Ces députés et sénateurs peuvent-ils encore se prévaloir du titre de "représentants du peuple ?".

Sur la question des retraites, ce n'est pas fini. Plus de 273.000 personnes ont déjà signé, comme moi, l'appel pour un référendum sur la réforme desretraites.

Je vous invite à participer à cette mobilisation citoyenne.

7 Frimaire 219

8 - Les travailleurs de toute l'Europe paient pour sauver les banques irlandaises

Après la Grèce, voilà l'Irlande dans la tourmente. Il sera difficile de nous faire croire, comme pour les grecs - que n'a-t'on pas entendu à leur sujet ! - que les irlandais y sont pour quelque chose.

Pourtant, in fine, ce sont eux qui sont sommés de payer la note. Baisses de salaire, des pensions, moins de services publics, etc.. Air connu. Si ça peut les consoler, ils ne seront pas tout seuls à payer. En effet, les baisses de salaires en Irlande se répercuteront d'une façon ou d'une autre sur les salariés des autres pays d'Europe. Au final c'est bien l'ensemble de ceux qui vivent de leur travail (salariés et entrepreneurs individuels) en Europe qui paieront la note. À des degrés divers, bien entendu, les premiers et plus violemment frappés seront sans doute les travailleurs irlandais.

Du moins pour ce qui concerne la dette des banques irlandaises. Il est question maintenant de renflouer les banques portugaises, puis les espagnoles. À chaque fois avec l'argent du contribuable. Et à chaque fois avec la baisse des salaires et du niveau de vie de la population pour contrepartie.

8 Frimaire 219 13H00

8 - Wikileaks peut-il déclencher une guerre ?

Jean Jaurès, dont au moins une rue de la plupart des villes de France porte le nom, disait « Le capitalisme porte en lui la guerre comme les nuées portent l'orage ».

En 1870, la dépêche d'Ems fut le prétexte au déclenchement de la guerre franco-prussienne. Le prétexte seulement : les causes véritables étaient, comme souvent, de nature économiques.

Les crises économiques comme celles que nous connaissons depuis 2008 sont souvent à l'origine des conflits armés et des destructions qui s'ensuivent.

Bizarrement, c'est alors que la crise financière rentre dans une nouvelle phase qu'apparaît un chevalier blanc dont la mission serait de divulguer des notes diplomatiques secrètes dont la teneur aurait de quoi susciter la fureur des peuples du tiers-monde.

Saurons-nous, tous ensemble, raison garder ?

8 Frimaire 219 16H00

9 - Le monde libre a changé de camp

Il y a trente ou quarante ans, les pays du camp occidental1 s'autoproclamaient le « monde libre ».

L'expression n'est plus utilisée aujourd'hui dans ce sens. Et pour cause : la tendance n'est plus dans les pays occidentaux à exalter la liberté. Alors que les nouvelles technologies de la communication ouvrent des possibilités nouvelles à chacune et chacun d'entre nous, les gouvernements n'en finissent pas d'empiler des lois restreignant les libertés des internautes (Hadopi, Loppsi, bientôt Acta) dans le seul but de protéger les situations dominantes de quelques uns.

Même la généalogie est concernée. Une pétition en ligne demande au gouvernement que les archives publiques restent un bien commun. J'ai signé et j'appelle à signer cet appel pour une généalogie libre.

De la même façon, les utilisateurs de logiciels libres et les associations qui les rassemblent sont au premier rang pour dénoncer les lois (Hadopi, Loppsi 1 et 2) et projet de traité internationaux (ACTA) liberticides. Sans être les seuls, heureusement : le projet de traité ACTA par exemple, négocié au départ dans le plus grand secret, concerne aussi les brevets sur les médicaments, donc la possibilité pour les malades de se soigner quelque soit le pays où ils habitent.

Dans le « nouveau monde libre », les logiciels libres s'opposent aux logiciels « privateurs ». Ces derniers privent leurs utilisateurs de libertés essentielles (en étudier le fonctionnement, l'adapter à ses propres besoins, l'améliorer, le partager avec d'autres, etc.). Il s'agit plus largement de refuser non seulement la privation de liberté, mais aussi la privatisation des biens communs que sont la connaissance, les données publiques, et plus largement de ce qui a été construit par les générations précédentes.

À l'heure où l'ancien monde libre se révèle surtout un monde de promesses non tenues, il est temps de construire ce nouveau monde libre. Non ?

9 Frimaire 219

11 - Frimaire, Brumaire, Nivôse, Pluviôse, et puis quoi encore ?

Pourquoi avoir choisi le calendrier républicain ou calendrier révolutionnaire français pour afficher les dates de ce blog ? Pour plusieurs raisons.

Une de ces raisons est que le logiciel dont je me peux plus me passer - GNU/Emacs - permet, entre des tas d'autres choses, de savoir quel jour on est dans plusieurs calendriers dont le "French revolutionnary calendar".

Plus important, j'aime cette période de l'histoire de France. J'aime en particulier dépouiller les tous premiers registres de l'État Civil. Le choix des prénoms, l'élection des premiers maires, la mise en place des conseils municipaux, le choix des secrétaires de mairie, a quelque-chose d'émouvant.

A contrario, on voit une petite fille recevoir le prénom de Marie-Antoinette en 1816, au début de la Restauration. Ses parents trouvaient certainement urgent de se concilier le nouveau régime.

Que reste-t-il de la Révolution Française ? Tout. C'est vraiment un évênement majeur de l'histoire du monde. La forme « naturelle » de gouvernement tout autour de la Terre est aujourd'hui la République, même si elle prend parfois des formes bizarres. Il n'y a guère qu'à nos frontières que subsistent des monarchies fossiles, témoin du cordon sanitaire établi pour éviter la propagation des idées de liberté, égalité, fraternité.

Et puis aussi, j'aime bien l'idée d'avoir cinquante ans en l'an deux-cent-dix-neuf. Comprenne qui pourra.

11 Frimaire 219

14 - L'Espagne à reculons ?

Ce qui vient de se passer ce samedi en Espagne est très grave : pour la première fois depuis la mort de Franco, en 1975 le gouvernement a décrêté, en conseil des ministres, l'état d'alerte. Cet état d'alerte lui a permis de menacer de prison les contrôleurs aériens qui venaient de se mettre en grève pour s'opposer à la privatisation de l'AENA (Aéroports Espagnols et Navigation Aérienne). Privatisation décidée dans le cadre des mesures anti-crise décidées par le gouvernement Zapatero.

Ce retour vers les années noires de l'Espagne n'est pas un hasard. Contrairement à ce qu'on nous a seriné pendant des années, le capitalisme a peu de chose à voir avec la démocratie et la liberté. Rien de plus logique puisqu'il s'agit d'assurer le pouvoir d'une minorité. Le salariat représente aujourd'hui 90% de la population active. Les entrepreneurs individuels, qui vivent aussi de leur travail, représentent la grande majorité des entrepreneurs. Autant dire que ceux qui font travailler les autres sont ultra-minoritaires. La majorité - ceux qui vivent de leur travail - tente parfois de protester, voire de se rebeller, contre la politique de la minorité.

Dès que les intérêts de cette dernière risquent d'être compromis, elle sort le gros bâton. Elle sait aussi utiliser les carottes a: Franco, puisqu'on parle de lui, avait compris que pour faire tenir les ouvriers tranquilles, il faut favoriser leur accession à la propriété - seulement celle de leur maison, bien entendu. La folie immobilière des années 1990-2000 en Espagne, et les conséquences qu'on lui connaît aujourd'hui, sont un écho de cette politique. Le slogan de la campagne présidentielle 2007 en France "une nation de propriétaires" aurait pu valoir des droits d'auteurs aux héritiers de Franco.

Pour en revenir à l'actualité du jour, le gouvernement socialiste espagnol vient de donner un signal des plus inquiétants aux travailleurs européens : les gouvernements, pour protéger les intérêts des financiers, n'hésiteront pas à mettre entre parenthèses les libertés fondamentales, comme le droit de grève, seul moyen d'opposition collective et non-violente à la dictature de la minorité. À bon entendeur, salut !

14 Frimaire 219

17 - Les banques ne se sont pas écroulées

L'appel à vider les comptes bancaires n'a pas été massivement suivi. L'idée a dû paraître sympathique à beaucoup, mais pas au point de faire concrètement la démarche d'aller retirer ses avoirs au guichet, ou au distributeur.

Quelques-uns y ont cru sincèrement et ont mis leur enthousiasme au service de cet appel. Peut-être sont-ils déçus ce soir. Il n'y a pas de quoi, à mon avis. Des questions ont été posées, des débats ont été entamés qui sont autant de graines semées pour l'avenir.

  • En finir avec la pensée magique

    Une des premières conclusions à tirer de cette journée, c'est qu'on n'a pas encore trouvé un substitut à la manifestation pour exprimer notre mécontentement. Cantona et ceux qui l'ont emboîté le pas, présentaient leur solution comme une alternative au fait de descendre dans la rue. Ce soir nous savons qu'il faudra encore descendre dans la rue. Comme les générations qui nous ont prédédé. Et aujourd'hui comme les grecs, les irlandais, les portugais…

    On peut d'ailleurs élargir la réflexion à l'ensemble des propositions d'action qui se présentent comme des solutions « clés en main », ou comme des substituts aux moyens d'action « classiques ».

    En effet, pourquoi chercher des substituts ? Que reproche-t-on aux moyens classiques ?

    1. d'être inefficaces ? Les récentes manifestations sur les retraites ont culminé à trois millions et demi et n'ont pas réussi à arrêter le gouvernement. C'est vrai. Trois millions et demi, dans un pays comptant une quarantaine de millions d'électeurs, une vingtaine de millions de salariés, j'affirme que nous n'avons pas fait le plein. Nous pouvions, nous pouvons encore être beaucoup plus nombreux.
    2. d'être passés de mode, ringards ? Un peu léger comme argument. Qui donne le "la" des modes et des bienséances, ceux d'en haut ou ceux d'en bas ? Suivre la mode n'est certainement pas ce qu'il y a de mieux à faire pour changer les choses.
  • Changer les choses est une longue patience

    Construire le changement en faveur de l'intérêt général et du plus grand nombre, ça prend du temps. Ça demande des organisations politiques, des syndicats, des discussions, des votes, si on veut le faire démocratiquement. Ça demande, comme dans l'écosystème des logiciels libres, de savoir utiliser ce qui existe, ce qui a fait ses preuves, sans chercher à chaque instant à réinventer la roue.

    Ça demande, pour celle et celui qui veulent y prendre part, de passer du temps à réfléchir, à évaluer les rapports de force au jour le jour, à confronter leurs idées et propositions avec d'autres, de progresser individuellement et collectivement.

    C'est long, parfois ingrat, d'autres fois passionnant. Et il n'y a pas d'autres solutions.

    Nous avons déjà laissé partir beaucoup trop de ce que nous a laissé la génération qui nous précède. Rien n'est jamais définitif, nous pouvons renverser la vapeur et reprendre l'avantage. Nous avons pour nous le nombre. C'est notre force et notre faiblesse.

    Notre faiblesse si nous succombons aux tentations centrifuges :

    • la tentation groupusculaire ou élitiste
    • le défaitisme
    • le romantisme
    Notre force si nous décidons de construire de façon rationnelle, patiente et organisée les rassemblements dont nous avons besoin pour nous faire entendre, et pourquoi pas, reprendre l'avantage.

    17 Frimaire 219

23 - [faites tourner] Alerte citoyenne : Non à ACTA, stop au Kraken !

Cette vidéo est très bien faite. Elle explique les enjeux de l'ACTA, ce traité négocié dans un premier temps en catimini. L'action des associations et de certains partis politiques au Parlement Européen oblige peu-à-peu les négociateurs à rendre des comptes.

Il est nécessaire d'interpeler les élus et de leur demander leur position sur ce sujet.


[faites tourner] ALERTE CITOYENNE: NON À ACTA STOP AU KRAKEN
envoyé par partipirate. - L'info video en direct.

23 Frimaire 219 10H00

23 - Loppsi : non à la censure du net

Lettre envoyée ce jour au député de ma circonscription :

Monsieur le deputé,

Aujourd'hui est examiné à l'Assemblée Nationale le texte de loi Loppsi.

Je proteste énergiquement contre ce texte, un de plus, un de trop, qui prétend assurer notre sécurité alors qu'il vise à réduire les libertés publiques et individuelles dans de nombreux domaines.

Pour ne citer que le domaine des nouvelles technologies de l'information : après Hadopi, dont les récentes fuites de Wikileaks, ont révélé qu'elle avait été adoptée sous la pression américaine, la Loppsi, sous le prétexte de lutte contre la pédopornographie, met en place une censure de l'Internet.

Évidemment le prétexte, c'est le propre des prétextes, est louable. Il existe d'autres moyens, bien plus efficaces pour empêcher la diffusion d'images pédopornographiques.

Mettre en place une censure du net, alors que les moyens d'informations traditionnels (journaux, télévisions) sont pour la plupart aux mains des grands groupes industriels, c'est réduire le dernier espace qui reste aux citoyens pour partager leurs opinions et s'informer librement.

Veuillez agreer, Monsieur le deputé, l'expression de mes respectueuses salutations.

Plus d'infos sur le sujet, et un formulaire pour écrire aux députés : http://www.laquadrature.net/fr/loppsi-a-lassemblee-rejetons-la-censure-du-net

23 Frimaire 219 11H00

Loppsi, non à la censure du net

24 - Le complotisme est une impasse

Vu récemment cette video et celles qui la suivent (sept en tout, soit deux heures de conférences) :


Civilisations: Qui Gouverne la France? e2p1
envoyé par GlobZOsiris. - L'info internationale vidéo.

L'orateur y explique les fondements de la construction européenne comme le résultat d'une stratégie purement américaine. Il y a beaucoup de vrai. Ce qui est totalement faux en revanche, c'est de faire croire que personne ne l'aurait dit avant lui. J'ai voté pour la première fois en 1979. C'était la première élection au suffrage universel des députés européens. Je me souviens très bien que le thème de l'Europe « américaine » était présent dans la campagne.

Que Jean Monnet et Robert Schumann aient travaillé pour les États-Unis, personne, même pas eux, je suppose, ne l'aurait contesté dans le contexte d'alors, celui de la guerre froide. Que Barroso ait été président des étudiants maoïstes à l'époque de la révolution des oeillets, qu'il ait été utilisé par les États-Unis pour contrer le PCP et Alvaro Cunhal surprendra seulement ceux qui ont oublié le rapprochement sino-américain des années 19702. Pas besoin de faire de Barroso un espion. Son parcours est cohérent avec le contexte de l'époque.

Les premiers instants de la conférence sont d'ailleurs révélateurs : l'orateur tente d'y démontrer que les dirigeants américains ont, depuis l'origine des États-Unis, toujours été des manipulateurs révant de dominer le monde. L'impérialisme existe, il n'est pas seulement américain. Les français, ont eux aussi, à une époque conquis un empire. Du point de vue économique - le principal - cet empire existe toujours : il n'y pas si longtemps, le franc CFA passait de 2 centimes (de franc français) à 1 centime, et la décision a été prise en France.

D'une manière générale, je pense qu'il faut se méfier de celles et ceux qui voient des conspirations ou des complots partout. Il y a des rapports de force, des intérêts contradictoires. Depuis que le monde est monde, tout ne se passe pas au grand jour. Mais chacun, pour peu qu'il passe un peu de temps à s'informer, à rechercher des informations contradictoires, à chercher à comprendre les enjeux, en particulier ceux de l'économie, peut se faire une opinion.

Pour finir, une autre video, beaucoup plus sympathique celle-là : l'intervention récente du sénateur du Vermont Bernie Sanders au Sénat américain. La video est sous-titrée en français. Le discours vaut vraiment la peine.


Sénateur Bernie Sanders: l'Amérique à deux vitesses S/T
envoyé par hussardelamort. - Regardez les dernières vidéos d'actu.

24 Frimaire 219 midi

24 - État d'alerte en Espagne, affaire de Bobigny, deux faits sans rapport, ou bien ?

  1. Dans le billet du 14 Frimaire, j'évoquais l'état d'alerte en Espagne. Ce soir, le gouvernement espagnol demande au parlement la prolongation pour un mois de cet état d'alerte. L'État d'alerte en Espagne est un « souvenir » du franquisme. Il n'avait jamais été déclenché depuis la mort de Franco. Il permet au gouvernement d'obliger des grévistes à reprendre le travail sous peine de prison.
  2. Le ministre français de l'Intérieur a exprimé et réitèré son soutien aux policiers qui ont manifesté devant le tribunal de Bobigny suite un verdict qu'ils trouvent trop lourd à l'encontre de certains des leurs. Les policiers condamnés ont reconnu s'être entendus pour falsifier un procès-verbal. Cette falsification, si elle n'avait pas été mise au jour, aurait pu entraîner une condamnation à perpétuité de la personne accusée à tort.

    Les prises de position, dans cette affaire, du ministre de l'Intérieur ont quelque chose d'incroyable, en situation normale. Elle choquent d'ailleurs énormément de gens, pas seulement à gauche. Je n'ai d'ailleurs entendu personne les justifier. Si on y réfléchit bien, quel est le message envoyé, à la police d'une part, à la population française d'autre part ?

    • à la police : « allez-y les gars, de toutes façons on vous couvre ».
    • à la population : « tenez-vous tranquille, baissez la tête, la police a tous les droits ».
    Et si nous n'étions déjà plus en situation normale ?

    Et si, la crise financière s'amplifiant, les gouvernements étaient en train de perdre les pédales ?

    Ne paniquons pas. Si c'est le cas, notre calme et notre esprit de décision, notre capacité à prendre des décisions et à agir ensemble, sont nos meilleures chances d'éviter une catastrophe.

    24 Frimaire 219 23H00

Nivôse

22 - Bonne année quand même

Cette année, j'ai un peu de mal. C'est pourquoi j'ai tardé, et je tarde encore à envoyer des courriers électroniques pour présenter mes voeux. Difficile de souhaiter à chacune et à chacun une bonne et heureuse année quand on entend ce qu'on entend et qu'on voit ce qu'on voit et que, dans le même temps, on se demande si on a raison de penser ce qu'on pense.

À droite comme à gauche, on commence à entendre dire que la crise de l'euro pourrait lui être fatale. Difficile de faire la part des choses :

  • les spéculateurs ont intérêt à dramatiser la situation, actuellement celle du Portugal, j'avais tellement peu envie d'apporter de l'eau à leur moulin, que j'ai attendu que ça se tasse un peu (apparemment grâce à l'achat par la BCE d'obligations de l'État portugais) - pour combien de temps ? - pour écrire ce billet ;
  • ceux qui, à gauche, ont milité contre la mise en place de l'euro, contre les traités européens (Maastricht, TCE, Lisbonne-TCE-bis) sont tentés, je le suis aussi, de dire qu'on avait bien raison et que « ça leur apprendra » ;
  • des chevaux de retour du souverainisme, de la droite extrème qui ressemble à s'y méprendre à l'extrême droite, se positionnent et ont déjà prévu de rafler la mise ;
  • d'un autre côté, l'euro ayant été construit pour les marchés financiers, difficile de croire qu'à un moment donné quelqu'un ne va pas siffler la fin de la récréation pour préserver la monnaie unique ;

Ce qui est clair, c'est que la nervosité est forte dans les milieux européens - voire européistes. José Socrates a déclaré aujourd'hui :

« Le Portugal fait son travail pour résoudre ses déséquilibres financiers, c'est l'Europe qui semble ne pas faire son travail pour maintenir la stabilité de l'euro ».

Quant à John Monks, le secrétaire général de la Confédération Européenne des Syndicats (CES), il écrit au commissaire européen Olli Rehn, à propos des mesures décidées en Grêce et en Irlande par les fonctionnaires européens, dans le cadre du plan prétendument « de sauvetage » :

« Dans ces circonstances, je vous demande une réunion d’urgence afin de clarifier ces questions et je vous signale qu’il sera impossible à la CES de soutenir une action de l’UE dans cette direction, ou des propositions sur la gouvernance économique - ainsi que tout nouveau traité qui les contient - qui ressemblent à certains égards aux dispositions sur la réparation (punition) du Traité de Versailles, et réduisent les Etats membres à un statut quasi colonial. »

Ambiance…

Si on prend un peu de recul et si on y pense à tête reposée, une chose devient évidente : on a intérêt à s'occuper de tout ça. À montrer qu'on est là et qu'on ne leur laissera pas les mains libres. Que ce soit avec ou sans l'euro, n'est pas le problème principal au fond. Ce qui est important c'est de montrer qu'on est là à tous les niveaux :

  • pour défendre les libertés et la démocratie (contre Hadopi, Loppsi, Acta, etc.)
  • pour défendre nos droits sociaux et en conquérir de nouveaux
  • pour défendre la paix et la coopération entre les peuples
  • pour décider à quoi doit servir ce que nous produisons
Sans quoi, les décisions se prendront sans nous, donc contre nous. Ça a déjà commencé.

Au fond, rien n'est joué. Alors, il est vraiment utile de nous souhaiter, de vous souhaiter, la meilleure année qui soit pour 2011 !

22 Nivôse 219

Pluviôse

4 - Droite nationale ? Droite patronale, oui !

Dégage !

Nombreux sommes nous à avoir envie d'imiter les Tunisiens et de virer non seulement un président mais tout un gouvernement dont la proximité avec les milieux d'affaire n'est plus un secret pour personne. La France mérite beaucoup mieux. Nous méritons mieux.

Les milieux d'affaire en question ont, comme toujours, plusieurs options pour 2012. Celles-ci ne sont d'ailleurs pas figées. Le jeu des alliances, des ralliements peut rapidement recomposer le paysage.

La frontière entre la droite et l'extrème droite n'a jamais été étanche. C'est un euphémisme. Plusieurs poids-lourds de l'UMP sont d'anciens activistes d'extrème-droite. Les financements politiques de l'UIMM, de la famille Schueller-Bettencourt selon les époques, d'autres encore, ont permis à de jeunes ambitieux de faire carrière.

La nouvelle caudilla du Front National a été élevée dans le luxe grâce à l'héritage que son père a pu tirer de sa proximité avec un fils sans postérité des ciments Lambert.

Du côté de la sarkozie, un collectif "droite populaire" a été mis en place pour servir de passerelle (Pasqua et de Villiers étant hors service) vers le Front National. On y retrouve par exemple un ancien du GUD. Ledit GUD, mouvement étudiant d'extrème droite, a défrayé à titre posthume la chronique en 2008, lorsqu'on on a appris qu'il avait reçu en 1974 de l'argent liquide de l'UIMM pour coller les affiches de Valéry Giscard d'Estaing. Comme quoi, les petits arrangements entre droite et extrème-droite ne datent pas d'aujourd'hui, l'argent du patronat étant toujours là pour les mettre d'accord.

Si on retrouve les mêmes financeurs, avec des variantes entre le FN et l'UMP, ce n'est pas par hasard. Au plan économique, leurs positions de fond sont les mêmes : privatisations, libéralisation, assurances privées pour la protection sociale. Ajoutons à cette sauce, l'antisyndicalisme et l'anticommunisme. Avec un tel programme, comment ne pas être les chouchous du patronat ?

Pour cacher tout ça et faire semblant de ne pas être d'accord, ils en font des tonnes sur l'identité ou la préférence nationale. Tout ça est bidon. L'héritage Lambert a-t-il été investi en France ou en Suisse ? Ça sert à faire diversion. Pendant qu'on parle de la burqa, de saucissons-pinard et autre conneries, on ne parle pas des suppressions de poste dans l'enseignement, dans les hopitaux, des bas salaires, de l'insécurité de l'emploi, des attentats de Karachi, de la retraite, du sauvetage des banques ni des difficultés à vivre au quotidien.

C'est bidon et c'est dangereux. Contrairement à la génération des années trente, nous savons précisément où mène ce processus. Nous savons aussi comment l'enrayer, et même si le malheur arrivait, comment le surmonter. Contrairement au patronat, nous n'avons pas besoin d'hommes ni de femmes providentiels. C'est à chacune et à chacun d'entre nous de prendre ses responsabilités sans attendre. Suivre les débats au Parlement, lire le rapport parlementaire sur la spéculation, informer son entourage sur les lois liberticides telles que la Loppsi 2, se syndiquer, adhérer à un parti, participer aux débats, influer vers la prise en compte des besoins de la population, refuser l'individualisme, la politique-spectacle et le repli sur soi, sont les meilleurs antidotes.

4 Pluviôse 219

10 - Généalogie des momies du bassin de Tarim

Hier soir sur Arte, passionnant documentaire sur les momies du Tarim. Le bassin de Tarim est situé dans la partie la plus occidentale de la Chine. Ces momies, qui datent de 1800 à 200 ans avant notre ère ont ceci de particulier que leurs traits et leurs caractéristiques physiques (taille, couleur des cheveux) les font ressembler aux populations européennes de l'époque et non aux populations chinoises. Par ailleurs, ils apparaît que cette population tissait comme les Écossais, dressait des chevaux et fondait le bronze bien avant les autres Chinois.

À partir de toutes ces constatations, des scientifiques ont essayé de retrouver l'origine génétique de cette population. Je passe sur la difficulté de prélever des échantillons d'ADN. Le résultat est très intéressant en ce sens qu'il balaye les fantasmes qu'aurait pu susciter cette découverte : la population en question était tout simplement beaucoup plus métissée que celles qui l'entouraient. Les scientifiques ont en effet retrouvé dans leurs gênes des marqueurs génétiques issus de toute l'Eurasie. Bien qu'aride et difficile d'accès, le bassin du Tarim était un carrefour migratoire. Les caprices de la nature, et en particulier le fait que les rivières peuvent changer brutalement de parcours dans cette région, expliquent le brutal assèchement des lieux de vie et la conservation des momies.

Finalement, nous restons des enfants : nous avons besoin de nous raconter des histoires sur nos origines génétiques, ou sur de prétendues identités culturelles, alors que la vérité est beaucoup plus prosaïque : depuis que nos ancêtres Sapiens se sont répandus autour de la Terre, il n'ont cessé de se croiser, dans tous les sens du terme. Même l'éloignement entre deux populations n'a pas pu empêcher les histoires individuelles, les destins atypiques, les rencontres improbables. Et si on y réfléchit bien, c'est encore mieux comme ça.

10 Pluviôse 219

11 - Banques : le retour de la théorie des dominos

Dans le but de tenter de comprendre mieux - ou un peu moins mal - la crise de la dette en Europe, j'ai rassemblé dans le tableau ci-dessous une partie des données fournies par la superbe infographie mise en ligne par Reuters.

Ce tableau donne, exprimée en milliards de dollars, et à fin septembre 2010 :

  • verticalement l'exposition des banques des différents pays européens (plus USA et Japon en fin de tableau) sur le pays désigné en tête de colonne.
  • horizontalement l'exposition des banques du pays désigné en tête de ligne sur les autres pays européens.
FraRUAllPBasSuiItaBelgEspSuèAutrIrlPortDanGrTotal
Fra350.2311.5134.462.8448.8285.2182.215.122.652.237.226.359.41987.9
RU277.7198.0143.742.865.430.5123.522.0179.825.416.112.71137.6
All208.5494.3166.255.7177.341.3200.936.992.5154.140.041.340.31749.3
PBas95.0158.5168.322.848.4124.178.95.210.022.66.15.44.6749.9
Sui68.1219.787.841.013.99.611.212.93.6467.8
Ita42.1268.323.911.828.0107.44.8486.3
Belg31.724.654.7111.
Esp424.733.086.4544.1
Suè75.8156.8232.6
Autr10.410.4
Irl44.25.827.25.65.78.597.
Port25.821.710.758.2
Dan51.751.7
Tot E723.11647.41109.7533.8206.3817.1500.8666.5140.5249.3485.1205.6258.8139.87683.8
USA173.0574.8145.6103.039.642.234.748.023.09.772.64.524.07.11301.8
Jap94.8197.8159.851.722.741.819.617.86.528.07.7648.2
Total990.92420.01415.1688.5268.6901.1555.1714.5181.3265.5585.7210.1290.5146.99633.8

S'il y a des erreurs, merci de me les signaler.

Ce que m'apprend ce tableau (sauf erreurs encore une fois)

  1. que les banques françaises auraient investi 1987,9 Milliards de $ dans les autres pays européens alors que les banques des autres pays européens n'auraient investi que 723,1 Milliards en France ; la France serait ainsi un des plus gros exportateurs net de capitaux en Europe ;
    • la plus grosse exposition française est sur l'Italie
    • la dette grecque envers les banques françaises, bien moins importante, reste significative 59,4 Mds (liée à des contrats d'armement ?)
  2. le Royaume-Uni est dans une situation inverse : ses banques seraient exposées à hauteur de 1.137,6 Mds sur les autres pays européens alors que les banques de ces derniers y seraient exposées pour 1.647,4 Mds ;
  3. je comprends mieux le problème des banques portugaises qui, l'Espagne mise à part, serait surtout exposées en Grèce et en Irlande ! Ces derniers jours, les taux des obligations d'État portugaises à 10 ans sont repassés au dessus de 7%. Le problème de l'État portugais est probablement qu'il doit se préparer à sauver ses banques une fois de plus ;
  4. Comme on pouvait s'y attendre, les banques espagnoles sont sérieusement exposées (86,4 Mds) au Portugal. Si on y ajoute l'exposition sur l'Italie et ce qui n'apparait pas dans le tableau, à savoir la crise immobilière en Espagne qui frappe de plein fouet les Cajas, la situation est loin d'être résolue pour ce pays, donc pour l'Europe dans son ensemble, quoiqu'en dise Madame Lagarde.

Toutes les informations ci-dessus sont à prendre bien entendu avec réserves : je ne suis pas économiste. Les données affichées dans ce tableau ont toutefois l'intérêt d'attirer l'attention, non pas sur la dette des États, qui n'est qu'une conséquence, mais sur les risques de pertes, éventuellement d'insolvabilité des banques européennes.

11 Pluviôse 219

22 - Faire des graphiques avec emacs, org-mode et gnuplot

./images/spreads.png

Ci-dessus un premier graphique au sujet des écarts de taux (spread) entre les obligations d'État à 10 ans de plusieurs pays européens et les allemandes sur les seize dernières semaines.

./images/taux.png

Le second montre les taux (exprimés en points de base - 1 pdb=0,01%) des obligations d'État allemandes, françaises, espagnoles et portugaises à 10 ans sur les mêmes dernières semaines.

Au passage, on remarque l'augmentation régulière des taux allemands. On dirait qu'ils poussent les autres3.

Mais ce n'est pas vraiment le sujet. Je voulais plutôt parler du fait que ces graphiques ont été réalisés en deux coups de cuiller à pot avec les outils suivants :

  1. org-mode d'emacs, qui permet de la façon la plus simple qui soit de faire des tableaux, en posant des "|" qui servent de départ aux séparateurs de colonnes. Au fur et à mesure qu'on remplit le tableau, les "|" prennent leur place les uns en dessous des autres. Bien mieux, on peut placer dans les champs ou dans les colonnes des formules compliquées, comme dans un tableur.
  2. gnuplot, gnuplot-mode et org-plot travaillent de concert, lancés en une seule commande "M-x org-plot/gnuplot", depuis le tableau qu'on vient de créer (moyennant quelques paramètres en commentaire) pour créer les figures ci-dessus, soit dans une nouvelle fenêtre, soit à l'imprimante, soit sous format graphique (png, jpg, etc.)

Noter dans les deux graphiques ci-dessus, la présentation des dates : le tableau d'origine contient les valeurs quasiment jour par jour (manquent les week-end et jours fériés). Gnuplot a "choisi" d'afficher seulement quelques dates pour assurer la lisibilité.

Si vous utilisez déjà Emacs et org-mode, il suffit de vous procurer les paquets "gnuplot" et "gnuplot-mode". Sous Debian GNU/Linux "aptitude gnuplot gnuplot-mode", un petit coup d'oeil sur la doc d'org-mode à la rubrique "org-plot", et le tour est joué. Si vous ne savez pas encore faire des tableaux avec org-mode, voyez la rubrique "tables" dans la documentation d'org-mode. C'est la première fois que j'utilise Gnuplot et je n'ai pas encore regardé sa doc.

22 Pluviôse 219

Ventôse

1 - Emacs et eSpeak pour aider à faire les devoirs

Faire les devoirs le samedi matin, ce n'est pas marrant quand on a huit ans. Surtout quand on aurait préféré jouer au foot et qu'on est privé de match parce qu'on a été trop turbulent à l'entrainement. Bon c'est la vie, c'est comme ça qu'on apprend.

Donc, ce matin apprendre la poésie, faire la dictée de la semaine et réviser celles des semaines passées.

Et c'est là, fils, que ton père, Emacs, eSpeak et w3m viennent à ton secours :

  1. d'abord, lancer Emacs. Mais bon, c'est comme de dire : « le matin le soleil se lève »
  2. ensuite dicter les mots à son papa (ben oui c'est beaucoup plus rigolo dans ce sens-là) qui les inscrit dans un buffer d'Emacs.
  3. vérifier que papa n'a pas fait de fautes (ouais, super !)
  4. ensuite papa sélectionne un mot en le surlignant et lance la commande "M-| espeak -vfr -s30" dans le minibuffer.
  5. il s'aperçoit qu'il avait coupé le son, donc il recommence après l'avoir activé
  6. et là, magique, c'est l'ordinateur de papa, sans interface graphique, qui dicte le mot !

Pour la poésie, on va d'abord la chercher sur internet (c'est quand même autre chose que de sortir le cahier du sac), toujours dans Emacs, avec w3m, le navigateur en mode texte. Ensuite, même chose, on sélectionne deux vers, une strophe ou la poésie entière, et eSpeak lit autant de fois qu'on le lui demande en parlant du nez. C'est tellement rigolo, qu'on a envie de recommencer encore et encore.

Même qu'à la fin, on la sait sa poésie…

1er Ventôse 219

9 - Services secrets

Vu sur France 5, la troisième partie d'un documentaire sur les services secrets français. Cette partie traitait de la période 1981-1989. Il ne faut certainement pas tout prendre pour argent comptant. J'ai noté :

  1. l'affaire Farewell,

    ou la tragédie d'un lieutenant-colonel du KGB qui transmet à la DST des documents de la plus haute importance. Ces documents auraient permis à François Mitterrand de prouver sa loyauté aux États-Unis de Ronald Reagan. Tragédie, puisque un des documents les plus importants et les plus secrets a été montré à l'ambassadeur d'Union Soviétique pour justifier l'expulsion de 47 soviétiques du territoire français. Le document en question n'étant connu que de très peu de personnes à Moscou, l'auteur de la fuite a été démasqué et exécuté. Ce que le documentaire ne dit pas, c'est dans quelles conditions : au moment où il a été démasqué, il était déjà en prison pour une affaire privée : il avait tué un agent de sécurité qui tentait de l'empêcher d'assassiner sa propre maîtresse. Geste de désespoir, sachant qu'il allait être découvert ? Projet (fou ?) de se cacher en prison pour se faire oublier ? Il y a encore certainement beaucoup de choses à découvrir de ce côté-là.

    Une autre question intéressante, à mon avis, sur cette affaire, est le rôle joué alors par l'encadrement de la société Thomson-CSF, encore privée en 1980-1981, puisque qu'elle n'est nationalisée qu'en 1982, avant d'être privatisée en 1997. Or le contact a été pris dès 1980 entre Vladimir Vetrov, l'officier soviétique, et le directeur des ventes de Thomson-CSF en Union Soviétique, qui se trouvait être par ailleurs un correspondant occasionnel de la DST. Ce dernier aurait chargé un subalterne de rencontrer régulièrement Vetrov pour récupérer les documents. Ce qu'il a fait pendant quatre mois, au cours de cinq ou six rendez-vous. Présenté comme un « espion malgré lui », ce dernier, polytechnicien et agé de 58 ans à l'époque, quand même, était-il à Moscou par hasard ?

  2. l'opération Satan

    où l'on apprend que suite à l'attentat qui a coûté la vie à cinquante huit casques bleus français au Liban en 1983, les services spéciaux français (surement pas de leur propre initiative) ont organisé un autre attentat en représailles. Ils ont placé une jeep bourrée d'explosifs devant l'ambassade d'Iran. Heureusement ça n'a pas marché. D'une part le détonateur n'aurait pas fonctionné, d'autre part, malgré un tir de bazooka sur la jeep, celle-ci n'aurait toujours pas explosé. Surprenant d'apprendre que la France ne dédaigne pas d'organiser elle-même un attentat, même si c'est en représailles.

9 Ventôse 219

14 - Viols, massacres et guerre du Kivu dans ton téléphone portable

Ce documentaire, diffusé par Arte, montre l'enquête d'un journaliste sur les liens entre les téléphones portables et la guerre du Kivu, à l'est du Congo.

Le coltan, un minerai rare et nécessaire pour la fabrication de nos mobiles, est extrait de ce qu'on a du mal à appeler une mine : disons des galeries creusées à mains nues au coeur d'une montagne. Des enfants, des adolescents travaillent à l'intérieur. L'un d'eux explique qu'il faut ramper si longtemps pour arriver au filon, qu'il lui arrive de rester une semaine sans sortir du trou.

Comme si ces conditions de travail ne suffisaient pas, les mineurs et les porteurs de minerais - qui marchent des journées entières à travers la forêt - sont rackettés par les bandes armées, y compris les troupes gouvernementales, à tous les niveaux. Les balles volent, le viol des femmes est une arme de guerre, etc.

Chance, le jeune garçon qui nous explique qu'il reste une semaine sans sortir de terre, est d'ailleurs le seul rescapé de son groupe de mineurs après une attaque menée par une troupe rebelle pour le contrôle de la mine. Contrôler une mine de coltan est le moyen de s'enrichir et d'acheter des armes.

L'auteur du documentaire ouvre celui-ci en disant qu'il a toujours été fidèle à Nokia et il demande donc des comptes aux dirigeants de cette société. Comme il fallait s'y attendre tous ces gens propres sur eux et bien de leur personne lui sortent des réponses bidons. Le ministre congolais en plein conflit d'intéret et le policier qui accepte un billet de banque en pleine rue ne sont pas plus tordus, beaucoup moins de mon point de vue, que ces petits-bourgeois, bien de leur personne, qui cautionnent par leur silence les saloperies de celui qui les paie.

14 Ventôse 219

Germinal

5 - Emacs Calculator Mode : le calculateur intégré à Emacs

Cette semaine j'ai découvert le calculateur d'Emacs, grâce à un message posté sur identi.ca.

Faire des opérations compliquées, convertir en différentes unités, d'accord, c'est ce qu'on attend d'une calculatrice.

Résoudre un système d'équations à deux inconnues c'est déjà plus nouveau. Exemple :

Deux trains, T1 et T2 partent en même temps, sur la même ligne, mais en sens inverse. L'un part
de Nancy, l'autre de Marseille. La distance entre les deux gares est, disons, de 750 km. Sachant
que la vitesse moyenne de T2 est supérieure de 20% à celle de T1, à quel endroit se croiseront
les deux trains ?

Ça rappelle de bons souvenirs non ?

Pour lancer le mode calculateur, on tape :

M-x calc

dans le minibuffer. Ensuite, on écrit le système d'équations à deux inconnues. Si on appelle x et y les distances parcourues respectivement par T1 et T2 au moment du croisement, il est évident que la somme des deux distances x et y est égale à 750 km. Par ailleurs l'énoncé nous apprend que [y=x * 1,2].

On tape une apostrophe (') pour annoncer un calcul algébrique ou une formule, puis nos deux équations séparées par une virgule :

[x + y = 750, y = 1.2*x]

La formule est stockée en mémoire et s'inscrit dans la fenêtre.

Ensuite on tape seulement :

a S

Apparaît la question :

Variable(s) to solve for:

on répond qu'on veut connaître x et y :

x,y

Et la réponse arrive :

1:  [x = 340.909090909, y = 409.090909091]

Au point de rencontre T1 aura parcouru 340,909 km et T2, 409,091 km.

On l'aura compris Emacs Calculator Mode est capable de travailler non pas seulement sur des nombres, mais sur des formules. Je commence seulement à m'y intéresser en parcourant ce tutoriel et je vois qu'il peut développer une expression factorisée ou à l'inverse factoriser une expression développée. Simplifier, dériver une fonction, etc. De quoi susciter des vocations de prof de maths : créer des problèmes compliqués, sans avoir à les résoudre, connaître la solution grâce à Emacs, et exiger des élèves qu'ils trouvent la bonne solution en rédigeant leur raisonnement. J'en vois dont l'oeil s'allume…

Cerise sur le gateau, le Calculateur n'est pas fourni en option. Il est installé d'origine sur ton GNU/Emacs. Tape seulement M-x calc dans ton minibuffer.

Mais comment peut-on se passer de GNU/Emacs ?

5 Germinal 219

11 - Taux des obligations d'État en zone euro : ça ne s'arrange pas

taux.png

spread.png

11 Germinal 219

Floréal

15 - Journée contre les DRM : défendez vos libertés numériques

Prairial

4 - La French Revolution : j'y crois !

Ils prennent l'argent. Prenons la rue ! Pour un démocratie réelle, maintenant ! Ces slogans venus d'Espagne trouvent un écho en France. Après Paris, le mouvement s'étend dans plusieurs villes françaises.

Dans mon billet du 17 Frimaire sur la pensée magique je mettais en garde contre les solutions simplistes. Cette fois c'est très différent : il y a bien appel à manifester, à prendre la rue, plus exactement à prendre la place.

Plus encore, les revendications de fond sont les suivantes :

  1. un changement de politique économique qui mette l'homme et la femme au centre
  2. une démocratie réelle et le refus du bipartisme qui met en scène un affrontement factice entre serviteurs des mêmes intérêts

Ce n'est pas un hasard si ce mouvement a pris naissance à Madrid en contestant les restrictions aux libertés que constituent les versions espagnoles de la Hadopi et de la Loppsi.

Ce n'est pas un hasard si ce mouvement a pris de l'ampleur en Espagne après que le gouvernement Zappatero a mis en musique les injonctions de la BCE, du FMI et des agences de notation.

Ce mouvement répond à l'appel des camarades grecs « People of Europe, rise up ! ». J'entends ce soir4 que 1000 personnes se sont réunies aujourd'hui à Berlin, que des places publiques sont occupées dans au moins trois villes portugaises..

Alors, il y aura toujours des grincheux ou des pessimistes qui trouveront que c'est trop ceci ou pas assez cela. En ce qui me concerne, j'y prendrai toute ma part. Le moment n'est pas à la théorie révolutionnaire, mais à l'action.

N'attendons pas 2012 ! Agissons ! Prenons la place !

4 Prairial 219

8 - Proposition de programme pour la French Revolution

Cinquante personnes ici, quatre cents personnes là, nous sommes encore loin des mobilisations espagnoles.

Si nous voulons passer à la vitesse supérieure, il est temps de construire un programme.

Voici ma proposition :

images/frenchrevolution.png

C'est bien sûr à discuter, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez sur Identi.ca, sur Twitter, ou à vous l'approprier s'il vous convient.

8 Prairial 219

Mise à jour du 9 Prairial 219 : le fichier source du schéma ci-dessus est écrit avec Freeplane au format mm (pour mindmapping). Pour qui veut le modifier, compléter, ou en reprendre des morceaux, il est téléchargeable ici.

Mise à jour du 10 Prairial 219 : ajout d'un item supplémentaire concernant l'AGCS suite à discussion sur le forum http://forum.reelledemocratie.fr (merci Mojo).

11 - Comment les milieux d'affaires tiennent-ils les politiques ?

Bien que cet article soit un écho aux propos de Lawrence Lessig relevés dans le compte-rendu par la Quadrature du Net de la Conférence de presse de la Société Civile lors de l'eG8, j'ai évité le terme de corruption dans le titre ci-dessus.

Je crois qu'il faut être très prudent quand on aborde le thème de la corruption des politiques. Prudent et lucide. Il est trop facile de tomber dans le "Tous pourris" prélude à "Il faut un homme (ou une femme) à poigne pour nettoyer tout ça". L'histoire a montré d'ailleurs que nettoyeur (ou la nettoyeuse) en question est toujours un-e vrai-e pourri-e.

Je refuse de croire que nos élus locaux, nationaux ou européens sont vénaux. Ce serait trop simple. Comment expliquer pourtant ce que dénonce Lessig aux États-Unis, mais que nous connaissons aussi en France :

"nos gouvernements sont si corrompus par la dynamique dont je suis en train de parler, qu'il y a un grand fossé entre, d'un côté ce que les éducateurs, les parents, les étudiants qui comprennent ce que la future politique doit être et de l'autre côté, ce que le gouvernement écoute actuellement. J'ai donc basculé un bon bout de mon travail pour essayer de traiter ce fait de la corruption aux États-Unis, parce que nous n'avancerons pas tant que nous n'aurons pas résolu ce problème."

"Ce que le gouvernement écoute actuellement" c'est bien sûr la voix des majors de la musique, du cinéma, etc, qui font pression sur les gouvernements pour qu'ils protègent leurs intérêts particuliers au détriment de nos libertés fondamentales le cas échéant.

Pourquoi des hommes politiques se mettent-ils au service d'intérêts particuliers extrêmement minoritaires au lieu de défendre l'intérêt général ? Je me mets un instant à la place d'un élu sans étiquette dans une commune. Je cherche à faire avancer des dossiers, je réussis, mes électeurs sont contents. À un moment donné, je me dis que je devrais passer au niveau supérieur. maire, bien sûr, conseiller général, conseiller régional, député, ministre, pourquoi pas moi ? Si je ne me le dis pas, mon entourage, mes amis, me le diront à coup sûr.

À ce moment, je me pose la question des appuis que je peux obtenir. Je suis bien obligé de regarder la société telle qu'elle est, et les forces en présence. D'un coté des intérêts puissants, bien organisés, qui savent élaborer une stratégie, et mener des campagnes d'opinion. De l'autre, la masse des citoyens, dispersés, sans organisation ni stratégie, à qui on raconte depuis vingt ans que faire de la politique c'est nul, voire sale, qu'au mieux ça ne sert à rien puisqu'il n'y a plus d'enjeu ni d'antagonisme depuis la fin de la guerre froide. Ce qui est faux bien entendu.

Si je suis un peu ambitieux, et il faut l'être, je suis bien obligé de passer par certains compromis, au moins pour démarrer. Le problème est qu'une fois le doigt dans l'engrenage, c'est difficile d'en sortir.

Tout ça pour dire qu'au fond, nous avons les élus que nous méritons. Rien ne nous empêche de les changer. Certains diront "à bas la démocratie représentative, passons-nous d'élus". Je ne partage pas cette opinion. Il nous faut des élus. Il nous faut des partis politiques. Il nous faut surtout de la clarté et de la vérité. Qu'un homme politique choisisse de se mettre au service du patronat, c'est son droit, et il peut croire sincèrement que cette minorité est la plus apte à représenter l'intérêt du pays, mais qu'il l'affiche.

À gauche comment faire la part de celles et ceux qui sont encore peu ou prou du côté du monde du travail ? Concernant les parlementaires, je pense que l'affaire de la ratification du traité de Lisbonne est un bon indicateur. Ceux qui n'ont pas empêché, alors qu'ils en avaient les moyens, le gouvernement français de ratifier début 2008 ce que le peuple avait refusé le 29 mai 2005, ne sont pas réellement de gauche. Ils ne méritent pas d'être réélus.

11 Prairial 219

16 - French Revolution : allons-y ! Pourquoi ?

J'ai envie, après une dizaine de jour, de faire le point et de publier quelques réflexions sur les perspectives ouvertes par le mouvement French Revolution, dit aussi "Les Indignés".

  • Ce dans quoi je me reconnais
    • la connexion avec les mouvements espagnol, grec, l'attention à ce qui se passe en Tunisie, en Syrie
    • l'appel pour chaque citoyen à "prendre la place" et à renouveler la démocratie
    • le rejet de l'autoritarisme et des lois liberticides (Hadopi, Loppsi) : le travail fait depuis plusieurs années par les défenseurs des libertés numériques et au-delà trouve son prolongement dans le mouvement des indignés, c'est tout sauf anodin
    • le refus du système bipartisan, qui bloque tout changement réel, et la demande de changements constitutionnels
    • la référence à Stéphane Hessel, dont je ne partage pas les choix électoraux (PS, EELV), mais qui fait partie, avec Raymond Aubrac et d'autres, de ceux qui font connaître aux jeunes générations le programme du Conseil National de la Résistance :
      • sécurité sociale
      • statut des fonctionnaires
      • nationalisations
      • indépendance de la presse
  • Ce qui me convient moins ou pas du tout

    Dès les premiers jours, une des questions les plus débattues sur le forum Réelle Démocratie était la suivante : "Que revendiquer, seulement la démocratie ou aussi du social ?". Les premières réponses allaient clairement dans le sens d'une restriction au champ institutionnel. Je ne suis évidemment pas d'accord avec cette option. D'autant plus que chacun y va de sa recette miracle :

    • prise en compte du vote blanc
    • remplacer l'élection par le tirage au sort
    • référendum d'initiative citoyenne
    Ce dernier est probablement intéressant, toutefois il est loin de répondre à la situation. Est-il besoin de rappeler ce que nous vivons d'extraordinaire :
    • une crise financière mondiale du niveau de celle de 1929 avec la perspective de pays européens en défaut de paiement
    • un hold-up sur la démocratie en Europe (pacte pour l'euro plus) et plus particulièrement en Grèce où la troïka (UE, BCE, FMI) impose directement, sans même passer par le gouvernement en place, un programme inouï de privatisations et de coupes budgétaires
    En arrière-plan, l'avênement de l'économie numérique et les possibilités qu'elle ouvre en matière de développement humain, par la création de biens communs, par le partage des connaissances, par la circulation des idées, nous contraignent à poser en termes inédits la question de la propriété des moyens de production et de l'usage qui en est fait.

    a. Pourquoi cette réticence à évoquer la situation économique et sociale ?

    Naïveté ou peur du changement ? Les deux sans doute. On a tellement répété que les choix économiques faits ses trente dernières années étaient les seuls possibles que beaucoup n'osent plus imaginer d'autres choix. Ou ne veulent pas les imaginer, parce qu'ils ont opté pour l'individualisme et un prétendu apolitisme masquant des choix politiques et qu'au fond la société actuelle leur convient sous réserve de quelques aménagements à la marge.

    Plus gravement, la crise extraordinaire que nous vivons est grosse de toutes les possibilités, les meilleures comme les pires. Les officines fascistes savent que cette crise leur ouvre un boulevard. Elles ne manqueront pas, elles ont déjà commencé, de chercher à s'infiltrer dans toutes les agitations populaires pour tenter de les diriger. Leur stratégie est d'appuyer sur le "Tous pourris", sur l'antiparlementarisme, pour contrer toute revendication sociale. C'est ce que leur demandent leurs financeurs.

    D'autres, plus ou moins proches d'eux, peuvent partager la même stratégie, je pense aux ultralibéraux rêvant d'un gouvernement "apolitique", "technique", chargé de mettre en oeuvre les réformes qu'ils prônent et dont les peuples ne veulent décidément pas. Mais aussi, tout simplement aux sarkozystes de base, qui ont tout intérêt à faire passer le message selon lequel tous les partis se valent. Ce qui va dans le sens de l'abstention ou de la reconduction du sortant.

    Pour faire bonne mesure, on ajoutera des sectes et des conspirationnistes et on aura une idée de ceux qui cherchent à tirer parti du mouvement des indignés.

    Bien sûr, il s'agit là de minuscules minorités, mais elles ont une stratégie, et elles sont dangereuses.

    b. Un point particulier sur la question du revenu de vie

    De nombreux indignés, parmi ceux dont je me sens le plus proche, font du revenu de vie un incontournable. Certains m'ont proposé de l'ajouter à mes propositions du 8 Prairial. Je ne l'ai pas fait pour deux raisons :

    1. d'une part, et ce n'est pas la raison de fond, parce que cette revendication peut peut difficilement aboutir dans des délais raisonnables, contrairement à l'augmentation des salaires et des retraites. Rappelons qu'en juin 1968 le SMIC a été augmenté de 30%.
    2. mais surtout parce que, comme Bernard Friot, je préfère revendiquer un salaire à vie plutôt qu'un revenu de vie :



Salaire à vie - Bernard Friot - Décryptage - par Actuchomage

  • C'est bien pour toutes ces raisons qu'il ne faut pas rester spectateurs

    Prendre notre place dans le mouvement des indignés, participer à la French Revolution, sur les places de nos villes et villages, sur les réseaux sociaux, est une nécessité. La crise est là. Elle est gravissime.

    Les choses bougeront de toutes façons. En pire ou en mieux. En mieux si nous savons tenir compte d'une situation économique exceptionnelle et nous inspirer du programme du CNR. Nous sommes à mon avis dans un de ces moments-charnières où il faut prendre ses responsabilités.

    Mettons du social, des revendications précises et chiffrées, dans la French Revolution5 pour en faire une French Franche Revolution !

    16 Prairial 219

Notes de bas de page:

1 pour les plus jeunes rappelons qu'il s'agissait des États-Unis et des pays qui leur étaient fidèles, à commencer par l'Europe de l'Ouest

2 En 1969, un conflit frontalier opposa la République Populaire de Chine et L'URSS. En 1972, un voyage officiel d'une semaine du président Nixon en Chine fut le point de départ d'une sorte d'alliance de revers contre l'URSS.

3 les autres c'est entre autres le gouvernement portugais affligé à nouveau de taux supérieurs à 7% et d'un spread à plus de 400 points de base. La hausse des taux portugais ces dernières semaines est donc dûe presque pour moitié à la hausse des taux allemands. Ami portugais, si tu me lis..

4 ou plutôt je lis : faire une recherche avec le hashtag #frenchrevolution sur Twitter ou sur identi.ca

5 L'expression French Revolution, plutôt que Révolution Française, est à la fois une marque de solidarité avec les autres mouvements européens et aussi un moyen de communiquer facilement, y compris avec//twitter.com/#!/search?q=#frenchrevolutions non-francophones, via le hashtag [[http://twitter.com/#!/search?q%3D%2523frenchrevolution][#frenchrevolution]] sur Twitter.

Auteur: Bernard Adrian

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